Famille

Violence domestique : que faire selon le droit géorgien

Que faire en cas de violence au sein de la famille : appel d'urgence, ordonnances de protection (policière et judiciaire), responsabilité pénale et aide disponible pour les victimes.

Que faire

  1. Sécurité : en cas de danger immédiat — appeler le « 112 » (Centre de sécurité publique « 112 » du ministère de l'Intérieur) (loi sur la violence domestique, art. 10). Qualification : violence physique, psychologique, économique, sexuelle ou contrainte exercée par un membre de la famille (loi sur la violence domestique, art. 3) ; membre de la famille — y compris l'ex-époux et l'ex-partenaire non enregistré (loi sur la violence domestique, art. 4).
  2. Immédiatement : l'ordonnance de restriction (შემაკავებელი ორდერი) est délivrée par la police, pour un mois au maximum (loi sur la violence domestique, art. 12) ; elle peut éloigner l'agresseur du logement, même s'il en est propriétaire (loi sur la violence domestique, art. 10) ; recours contre l'ordonnance — 3 jours à compter de sa remise (loi sur la violence domestique, art. 10).
  3. Ensuite : l'ordonnance de protection (დამცავი ორდერი) — délivrée par le tribunal de première instance du lieu de résidence de la victime (Code de procédure administrative, art. 21¹³) ; examen dans les 10 jours suivant l'enregistrement de la demande (Code de procédure administrative, art. 21¹³) ; durée — jusqu'à 9 mois (loi sur la violence domestique, art. 12) ; prolongation — 3 mois au maximum si la menace persiste (loi sur la violence domestique, art. 12) ; la réconciliation n'empêche pas la délivrance des ordonnances (loi sur la violence domestique, art. 13).
  4. Protection pénale : la violence, les insultes systématiques, le chantage ou l'humiliation d'un membre de la famille ayant causé douleur ou souffrance constituent une infraction (Code pénal, art. 126¹) ; en présence d'un mineur — infraction qualifiée (Code pénal, art. 126¹) ; la violation de l'ordonnance constitue une infraction distincte (Code pénal, art. 381).
  5. Soutien : hébergement d'urgence, centre de crise et aide — gratuits, même sans coopération avec la police (loi sur la violence domestique, art. 17) ; hébergement — jusqu'à 4 mois, avec les personnes à charge (loi sur la violence domestique, art. 18) ; aide juridique à la charge de l'État (loi sur la violence domestique, art. 17). En parallèle — divorce, enfants, pension alimentaire.
  6. Où s'adresser : police (appel au « 112 ») ; tribunal de première instance du lieu de résidence de la victime — ordonnance de protection ; parquet — poursuites pénales ; hébergements et centres de crise ; organes de tutelle — si un enfant est concerné.
  7. Preuves : certificat médical, photos des blessures, enregistrements et messages de menaces, témoins, antécédents d'interventions policières et d'ordonnances.
  8. Pièges : une « réconciliation » sous pression n'annule pas l'ordonnance tant que la menace persiste ; manquer le court délai de recours contre l'ordonnance de restriction ; le fait que l'agresseur soit propriétaire du logement n'empêche pas de l'en éloigner par ordonnance.

À vérifier absolument

  • danger immédiat — appel au « 112 » vers la police
  • ordonnance de restriction (police) et ordonnance de protection (tribunal) — qui la délivre et pour quelle durée
  • responsabilité pénale pour violence domestique et pour violation de l'ordonnance
  • hébergement gratuit, centre de crise et aide juridique

Dispositions en vigueur (textes en géorgien)

ქალთა მიმართ ძალადობის ან/და ოჯახში ძალადობის აღკვეთის, ძალადობის მსხვერპლთა დაცვისა და დახმარების შესახებ

საქართველოს სისხლის სამართლის კოდექსი

Ceci est un aperçu, pas un conseil juridique. Les délais et montants suivent la version en vigueur de la loi — vérifiez-les dans le texte de chaque article.

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