Affaires pénales
Accusé de menaces : que faire selon le droit géorgien
Éléments de l'infraction de menaces, sanctions et circonstances aggravantes, voies permettant d'éviter le casier judiciaire et preuves de la défense.
Que faire
- Vérifier l'infraction : la menace est celle de tuer, de porter atteinte à la santé ou de détruire un bien, lorsque la personne menacée a eu une crainte fondée que celle-ci soit mise à exécution (Code pénal de Géorgie, art. 151). Points à défendre : la menace visait-elle réellement la vie, la santé ou un bien (et non des injures, des insultes ou une formule du type « tu le regretteras ») ; la victime avait-elle une crainte fondée — contexte d'une dispute mutuelle, plaisanterie, impossibilité de la mettre à exécution, poursuite de relations calmes après les faits, réconciliation.
- Qualification et sanction : partie 1 — amende, travaux d'intérêt général, travaux correctionnels, assignation à domicile ou privation de liberté pouvant aller jusqu'à 1 an (avec une éventuelle restriction du droit au port d'arme) (Code pénal de Géorgie, art. 151) ; partie 2 — en groupe, à plusieurs reprises, à l'égard d'une femme enceinte, d'une personne sans défense, d'une personne handicapée, d'un mineur ou d'un membre de la famille : jusqu'à 3 ans de privation de liberté (Code pénal de Géorgie, art. 151) ; la menace à un membre de la famille constitue une variante qualifiée (partie 2, lettre « დ ») (Code pénal de Géorgie, art. 151) → pour une infraction familiale, l'amende ne peut pas être la peine principale (Code pénal de Géorgie, art. 42) ; dans les affaires familiales, le tribunal statue en priorité sur la saisie de l'arme et l'interdiction de s'approcher de la victime (Code de procédure pénale de Géorgie, art. 199). À distinguer : les messages ou appels indésirables systématiques constituent une infraction distincte, le « harcèlement » (Code pénal de Géorgie, art. 151¹) ; une menace accompagnée d'une exigence d'argent ou de biens relève déjà du chantage ou de l'extorsion (Code pénal de Géorgie, art. 181).
- Voie sans casier : la menace est une infraction moins grave (peine maximale ne dépassant pas cinq ans de privation de liberté) (Code pénal de Géorgie, art. 12) ; en cas de première affaire, si la peine maximale est de trois ans au plus, libération de la responsabilité si l'auteur s'est présenté avec aveu, a aidé à l'élucidation et a réparé le préjudice (Code pénal de Géorgie, art. 68) ; diversion — le procureur n'engage pas ou met fin aux poursuites si les conditions sont remplies (Code de procédure pénale de Géorgie, art. 168¹) ; dans une affaire familiale, la condition de la diversion peut être le suivi d'un programme de modification du comportement violent (Code de procédure pénale de Géorgie, art. 168¹). Sinon : accord (aveu contre atténuation) ou tribunal.
- Preuves de la défense : correspondance complète (et non une capture d'écran découpée), enregistrement ou témoins de la dispute, comportement de la victime après le conflit. Avant tout témoignage, un avocat ; ne pas contacter la victime en violation des interdictions imposées.
- Où s'adresser : police (enquête) ; procureur (diversion, accord) ; magistrat ou tribunal de district (municipal) ; avocat ou Service d'aide juridique.
- Preuves : correspondance et appels complets dans leur contexte, témoins de la dispute, messages et comportement de la victime après le conflit, attestations, extrait de casier judiciaire vierge.
- Pièges : « s'excuser » par écrit et fournir des explications sans avocat ; écrire ou appeler la victime pour « se réconcilier » — nouveaux épisodes et violation des interdictions ; croire que la victime peut « retirer la plainte » — la décision de poursuivre appartient au procureur ; dans un conflit familial, espérer une amende — elle n'est pas prononcée comme peine principale.
À vérifier absolument
- éléments de l'infraction — menace contre la vie, la santé ou un bien, et crainte fondée de la victime ; points faibles de l'accusation
- sanctions de la partie 1 et de la variante qualifiée (y compris à l'égard d'un membre de la famille)
- voies sans casier — repentir actif, diversion ; accord comme solution de repli
- ne pas contacter la victime ; réunir le contexte complet des correspondances
Dispositions en vigueur (textes en géorgien)
საქართველოს სისხლის სამართლის კოდექსი
- მუხლი 151. მუქარა
- მუხლი 42. ჯარიმა
- მუხლი 68. სისხლისსამართლებრივი პასუხისმგებლობისაგან გათავისუფლება ქმედითი მონანიების გამო
- მუხლი 181. გამოძალვა
- მუხლი 12. დანაშაულის კატეგორიები
- მუხლი 156. დევნა
- მუხლი 237. იარაღის, საბრძოლო მასალის, ფეთქებადი ნივთიერების ან ასაფეთქებელი მოწყობილობის მართლსაწინააღმდეგო დაუფლება მისაკუთრების მიზნით ან გამოძალვა
- მუხლი 322. სახელმწიფოს წინააღმდეგ დანაშაულის ქმედითი მონანიება
საქართველოს სისხლის სამართლის საპროცესო კოდექსი
- მუხლი 199. აღკვეთის ღონისძიების სახეები
- მუხლი 209. საპროცესო შეთანხმების არსი # # # #
- მუხლი 210. საპროცესო შეთანხმების დადება
- მუხლი 214. საპროცესო შეთანხმების დამტკიცების შესახებ სასამართლოს განაჩენის გაუქმების შემთხვევაში საპროცესო შეთანხმების შედეგად მოპოვებული მტკიცებულების დასაშვებობა
- მუხლი 215. საპროცესო შეთანხმების დამტკიცების შესახებ სასამართლოს განაჩენის კანონიერ ძალაში შესვლა და გასაჩივრება