Licenciement d'un agent de la fonction publique : comment le contester : que faire selon le droit géorgien
Quelle voie de recours suivre pour contester le licenciement d'un agent de la fonction publique, dans quels délais, et quelles demandes formuler si l'arrêté est annulé.
Que faire
- Statut et motif : mokhele (fonctionnaire) ou agent contractuel. Le salarié lié par un contrat de travail conteste selon la procédure civile, et le mokhele selon la procédure administrative (Loi sur le service public, art. 119). Le licenciement n'est possible que pour un motif prévu par la Loi sur le service public (Loi sur le service public, art. 106). Le Code du travail ne s'applique aux mokhele que lorsque la loi y renvoie expressément (Loi sur le service public, art. 6). Défauts de l'arrêté : l'arrêté est un acte administratif individuel et doit satisfaire aux articles 52 et 53 du Code administratif général (motivation écrite) (Loi sur le service public, art. 106).
- Délais de recours (point essentiel) : sans recours administratif, le tribunal n'accepte pas l'action, sauf disposition légale contraire (Code de procédure administrative, art. 2). Recours : 1 mois à compter de la notification officielle de l'arrêté (Code administratif général, art. 180) ; pour un arrêté du responsable, le recours est porté devant l'autorité supérieure. Action : 1 mois à compter de la décision sur le recours, ou de l'expiration du délai d'examen de celui-ci (Code de procédure administrative, art. 22). À noter : le recours ne suspend PAS l'arrêté (Loi sur le service public, art. 118).
- Licenciement disciplinaire : uniquement pour une faute grave (Loi sur le service public, art. 98) ; la procédure doit être engagée dans le mois suivant la découverte de la faute, et au plus tard 3 ans après sa commission (Loi sur le service public, art. 88). Vérifier si l'agent a pu prendre connaissance des pièces du dossier et fournir des explications.
- Procédure en cas de réduction d'effectifs ou pour raison de santé : en cas de réduction (réorganisation ou liquidation) ou pour raison de santé, un avertissement écrit doit être notifié 1 mois à l'avance (Loi sur le service public, art. 114) ; à défaut, une indemnité égale à 1 mois de salaire est due en plus (Loi sur le service public, art. 114).
- Demandes à formuler : faire constater la nullité de l'arrêté ; en cas d'annulation, réintégration immédiate dans le même poste ou dans un poste équivalent (Loi sur le service public, art. 118) ; paiement du salaire non perçu et de la prime de grade (Loi sur le service public, art. 118) ; si la réintégration est impossible : placement en réserve, salaire non perçu et indemnité égale au dernier salaire pendant 6 mois (Loi sur le service public, art. 118).
- Où s'adresser : autorité supérieure (recours administratif), puis collège administratif du tribunal de district (ville).
- Preuves : arrêté et date de sa notification, dossier disciplinaire et explications, évaluations, tableau des effectifs, correspondance.
- Pièges : appliquer les délais du Code du travail et saisir le tribunal civil au lieu de suivre le recours et l'action administrative ; attendre la décision sur le recours sans tenir compte du délai d'un mois pour l'action ; le recours n'arrête pas le licenciement ; le licenciement lors d'une réorganisation relève d'un régime distinct, et la réintégration peut ne pas être possible.
À vérifier absolument
- motif du licenciement : uniquement celui prévu par la Loi sur le service public ; l'arrêté doit être motivé
- recours administratif dans le délai d'un mois, puis action dans le délai d'un mois (le Code du travail ne s'applique pas)
- le recours ne suspend pas l'arrêté
- réintégration dans le même poste ou dans un poste équivalent, et salaire non perçu
Dispositions en vigueur (textes en géorgien)
საჯარო სამსახურის შესახებ
- მუხლი 118. მოხელის უფლების დაცვა
- მუხლი 88. დისციპლინური წარმოების დაწყება
- მუხლი 114. მოხელის გაფრთხილება სამსახურიდან გათავისუფლების შესახებ
- მუხლი 106. მოხელის სამსახურიდან გათავისუფლების არსი
- მუხლი 6. საჯარო მოსამსახურეებსა და სტაჟიორებზე ამ კანონისა და საქართველოს ორგანული კანონის „საქართველოს შრომის კოდექსი“ მოქმედების ფარგლები1. მოხელეზე საქართველოს ორგანული კანონის „საქართველოს შრომის კოდექსი“
- მუხლი 98. სამსახურიდან გათავისუფლება დისციპლინური გადაცდომისათვის
- მუხლი 119. შრომითი ხელშეკრულებით დასაქმებული პირისა და ადმინისტრაციული ხელშეკრულებით დასაქმებული პირის უფლების დაცვა
- მუხლი 107. მოხელის სამსახურიდან გათავისუფლების სავალდებულო საფუძვლები
- მუხლი 108. მოხელის სამსახურიდან გათავისუფლების სხვა საფუძვლები
- მუხლი 115. კომპენსაცია მოხელის სამსახურიდან გათავისუფლების შემთხვევაში
- მუხლი 85. დისციპლინური გადაცდომები
- მუხლი 96. დისციპლინური პასუხისმგებლობის ზომები
- მუხლი 97. დისციპლინური პასუხისმგებლობის ზომის შეფარდება